Promotion de la paix et la cohésion sociale dans la Kossi: 50 jeunes leaders outillés par l’ABCE à Nouna.

Ce jeudi 19 octobre 2023, s’est tenue à Nouna, une session de renforcement des capacités de 50 jeunes issus des mouvements associatifs de la jeunesse de la Kossi sur la gestion, prévention des conflits et de la cohésion sociale.

Une initiative qui s’inscrit dans le cadre des activités de la promotion de la paix de l’Association Camp de l’Espoir( ABCE).

Une vue du présidium


Cet atelier de formation qui s’est tenu dans l’enceinte du jardin du maire de Nouna a été présidé par le Haut-commissaire de la Kossi,M Abel Dô Jacques Abel Sanou assisté par le préfet/ président de la délégation spéciale de Nouna,M.Souleymane Tiono.

L’objectif de cet atelier de réflexion de l’ABCE est de renforcer la contribution des jeunes aux efforts de paix et de consolidation de la cohésion sociale au sein des communautés.

Photo de famille des participants avec les autorités.

M.Soumaïla Traoré,l’un des responsables de l’ABCE a ouvert les balles des interventions par la présentation de l’Association Camp de l’espoir ( ABCE ).

À l’entendre ,l’ABCE est une association qui excellait dans la lutte contre le paludisme,le SIDA et bien d’autres fléaux qui minent le quotidien des Kossilais.

Pour lui,l’Association Burkina Camp de l’Espoir ( ABCE) a été créée le 09 janvier 2005 et reconnue officiellement en 2006 .

Son objectif principal est de contribuer au développement humain durable dans la Kossi.

Ses domaines d’intervention sont entre autres la santé, l’éducation, l’environnement,la cohésion sociale,la violence basée sur le genre( VGB).

Sa zone d’intervention s’étend sur toute la province de la Kossi.

Ses principaux partenaires sont le Fonds Commun Genre ( FCG) composé de: l’Ambassade de Danemark,de Suède,de Suisse, l’UNICEF et l’UNFPA dont Diakonia est le gestionnaire du Fonds Commun Genre( FCG).

Les jeunes leader attentifs aux différentes communications

À sa suite, c’est le préfet/ président de la délégation spéciale de Nouna,M.Souleymane Tiono de rappeler que les activités de l’ABCE sur la promotion de la cohésion sociale est très salutaire dans un contexte de crise sécuritaire émaillé par la fracture du vivre-ensemble des communautés.

Au cours de son intervention ,le Haut-Commissaire a rendu hommage à l’Association Burkina Camp de l’Espoir et à son président.

À l’en croire leur dévouement et leur engagement à organiser cet atelier sont inestimables.

Pour lui leur travail acharné et leur volonté de promouvoir la cohésion sociale dans la Kossi sont dignes d’éloges.

« Nous sommes profondément reconnaissants envers l’Association pour avoir pris l’initiative d’organiser cet atelier.Aussi, cet atelier a été rendu possible grâce au généreux soutien financier du Fonds Commun Genre. Leur contribution a été cruciale pour mettre en œuvre cet évènement, et nous les remercions sincèrement pour leur engagement envers l’égalité des genres et la cohésion sociale », a-t-il reconnu.

Il a signifié aux jeunes qu’en acquérant ces compétences, ils seront mieux préparés à jouer un rôle actif dans la construction d’une société plus pacifique en promouvant le dialogue social pour la paix et du vivre ensemble.

« Le dialogue est un outil puissant pour résoudre les conflits, créer des ponts entre les différentes communautés et favoriser la compréhension mutuelle. En encourageant le dialogue, vous contribuez directement à la création d’un environnement propice à la cohésion sociale », clame-t-il

« La Province de la Kossi est un endroit riche en diversité culturelle, en traditions et en opportunités. Cependant, pour réaliser pleinement notre potentiel, nous devons nous assurer que chaque voix est entendue, que chaque talent est reconnu, et que chaque individu, en particulier les filles et les jeunes, est encouragé à participer activement à la construction de notre avenir commun.Vous filles et jeunes sont des acteurs clés de la cohésion sociale. vos perspectives uniques, vos expériences et vos idées peuvent contribuer de manière significative à la résolution des défis auxquels notre province est confrontée. Il est de notre responsabilité de créer des espaces d’inclusion, de sensibilisation et de formation pour garantir que votre potentiel soit libéré » , a-t-il relevé.

Ainsi,Arouna Zerbo a livré sa première communication sur la prévention et gestion des conflits.
, le communicateur a indiqué que le conflit est généralement perçu comme : opposition, rupture, désaccord, mésentente, affrontement,divergences,violences,combat, tension, querelle, différend , malentendu , incompréhension, contradiction ,atteinte à la quiétude .

Pour ce faire,il a cité plusieurs types de conflits qui sont entre autres les conflits liés au foncier,les conflits liés à la chefferie traditionnelle,les conflits liés aux attaques terroristes,les conflits liés à l’accès à l’eau,les conflits intercommunautaires,les conflits entre agriculteurs et éleveurs etc.

Il a soutenu que ces conflits engendrent des conséquences dommageables pour le tissu et la cohésion sociale .
Sur ce,il a invité les participants à s’impliquer activement dans la résolution des conflits intra/ extra communautaires ,au regard de la situation que vit le Burkina Faso ,en privilégiant le mode traditionnel (la médiation et l’arbitrage )pour tout ce qui concerne les conflits le mode traditionnel de la gestion des conflits .
C’est le seul mode le plus important de la gestion des conflits ,parce que c’est au sein de la communauté que nous pouvons trouver les solutions en ce qui concerne la gestion des conflits .

Dans sa deuxième communication, Arouna Zerbo a fait l’ état des lieux du vivre ensemble au Burkina Faso en soulignant que notre pays fait face depuis ces cinq dernières années à la montée de l’extrêmisme violent caractérisé par les attaques armées,contre les forces de défense et de sécurité ; les attaques isolées des symboles de l’État ( préfectures,mairies,écoles ,csps…);les attentats ciblés ( ambassades,hôtels,lieux de réjouissance populaire); les enlèvements de personnes ( expatriés, religieux,élus locaux…) qui se terminent dans la plupart des cas par des assassinats etc.

Au regard de ce constat amer ci-dessus évoqué , ajoute-t-il ,le gouvernement a décidé de mettre un accent particulier sur l’implication des communautés dans la prévention ,la construction et la consolidation de la paix pour une meilleure cohésion sociale.

Ainsi,il a défini que » La cohésion sociale est le vivre-ensemble harmonieux et paisible des Communautés qui permet un accès équitable aux ressources ,cultive les valeurs collectives partagées ( intégrité, solidarité, tolérance,…) dans le respect des droits humains,des lois et institutions de la république ,tout en réduisant les inégalités sociales. »

Les moteurs de la cohésion sociale sont entre autres le vivre ensemble,la solidarité,la tolérance,la reconnaissance des autres,les manifestations de reconnaissance,la considération des minorités.

Au cours de sa communication ,il a énuméré les freins à la cohésion sociale : la pauvreté,le chômage,la mal-gouvernance, l’injustice, l’extrêmisme,toutes formes de discrimination ( l’exclusion,la stigmatisation), l’impunité,la marginalisation,le manque de sentiment d’appartenance.le non accès équitable aux ressources,le refus de la solidarité,la rupture de la chaîne de transmission des valeurs culturelles.

Echanges avec les participants

En vue d’ instaurer la cohésion sociale ,il a préconisé qu’il faut promouvoir les valeurs communes et nécessaires au vivre ensemble dont le respect ( mutuel,des aînés,du bien public,des morts ,de l’autorité …),la solidarité,la tolérance, l’intégrité,le travail ( amour,ardeur),le dialogue,la parenté/ alliance à la plaisanterie, l’humilité,la culture de la paix etc.

À l’entendre ,les jeunes sont les pionniers et les agents de changements essentiels ,et leur contribution doivent être activement soutenue, sollicitée et considérée comme faisant partie intégrante de l’édification de communautés pacifiques ,de l’appui à la gouvernance et à la transition démocratique.En somme,la participation des jeunes promeut l’engagement civique et la citoyenneté active.

Il a en outre reconnu que la jeunesse est une actrice majeure de la paix, cependant une jeunesse désœuvrée est une jeunesse en proie à toutes les dérives .
C’est pourquoi ,il a suggéré tout de même de combler l’inactivité des jeunes par des activités de sensibilisation,de conseils, d’écoute,de dialogue,de Franche collaboration,du respect mutuel,de création d’emplois , d’entreprises et en luttant contre le chômage d’où la nécessité des activités génératrices de revenus.

Quelques réactions des jeunes issus des mouvements associatifs de la province de la Kossi.

Kiénou Romaric Gaël, représentant des jeunes entrepreneurs de la Kossi

 » Ce que nous avons appris à travers cette formation initiée par l’ABCE avec l’appui de ses partenaires tels que Fonds Commun Genre et Diakonia que nous remercions d’ailleurs,nous a permis d’avoir des bagages intellectuels pour réinventer avec nos communautés de base la roue de la reconstruction du vivre ensemble pour une société plus paisible où nous allons réussir ensemble plusieurs chantiers du développement.
Nous sommes comblés à travers les deux importantes communications qui relèvent d’actualité dans un contexte de turbulences sécuritaires.
Au retour dans nos foyers respectifs,nous appliquerons tout ce qui a été dit pour promouvoir la paix et le vivre-ensemble harmonieux « 

Ami Koéta, représentante de l’association Barka.

Nous avons participé à l’atelier de formation sur la prévention , la gestion des conflits et la cohésion sociale .En toute sincérité,nous repartons bien outillés après ces brillantes communications.Dès notre retour,nous mettrons ces acquis en pratique pour gagner le pari de la paix et du vivre-ensemble.Cette une occasion pour nous d’identifier les conflits et adopter leurs mécanismes de résolution dans la paix pour promouvoir la cohésion sociale.
C’est le lieu d’être reconnaissante envers l’ABCE et ses partenaires dans leur de la promotion des valeurs de paix,du pardon,de la tolérance et du vivre-ensemble.

Pacéré Alassane,le président des jeunes commerçants du grand marché de Nouna.

Avant tout propos, permettez-nous de remercier l’ABCE et partenaires pour nous avoir permis de suivre cette session de formation très capitale.
Nous avons besoin réellement de suivre ces genres de renforcement des capacités non seulement pour nous-mêmes,notre localité et notre pays.Nous sommes au milieu des commerçants, c’est l’occasion de participer à une telle formation pour la répercuter auprès de mes collaborateurs pour que la paix et la cohésion sociale puisse triompher entre nous. »

Madi Sidparaadye Kebre

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