Nouna: Rôles et places des leaders coutumiers et religieux dans la promotion de la cohésion sociale au cœur d’une formation de l’ABCE.

Le jeudi 24 novembre 2022, s’est tenu à Nouna dans la salle de réunion du jardin du maire ,le cadre de concertation des leaders coutumiers et religieux sur la promotion de la cohésion sociale et la prévention et gestion des conflits.
Animée par M. Firmin Bassolé , secrétaire général de la province de la Kossi .Ce cadre de concertation avait pour objectif global d’accroître les connaissances des leaders coutumiers et religieux sur les notions de cohésion sociale et de prévention et gestion des conflits.

La session a concerné les leaders coutumiers et religieux de la commune de Nouna.

Une vue du présidium

La cérémonie d’ouverture ,le déroulement des travaux et la cérémonie de clôture ont constitué les temps forts de ce renforcement des capacités.

Dans son mot d’ouverture ,M .Sanon Abdoulaye ,chargé de projet a souhaité la bienvenue aux leaders coutumiers et religieux .Aussi,il a remercié le formateur pour sa disponibilité en vue d’animer cette formation.Ensuite ,il a exhorté les participants à suivre avec attention et assiduité la présentation des modules et à participer pleinement aux échanges .

Tout en souhaitant plein succès aux travaux,il a déclaré ouvert ,ce cadre de concertation des leaders coutumiers et religieux de la commune de Nouna sur les notions de cohésion sociale,de prévention et gestion des conflits.
Les travaux se sont déroulés en une journée et ont été ponctués par une communication suivie d’échanges avec les participants.

Abdoulaye Sanon,chargé de projet de

M.Abdoulaye Sanon ,chargé de projet a fait la présentation de l’ABCE.

À l’en croire l’Association Burkina Camp de l’Espoir ( ABCE) a été créée le 09 janvier 2005 et reconnue officiellement en 2006 .

Son objectif principal est de contribuer au développement humain durable dans la Kossi.

Ses domaines d’intervention sont entre autres la santé, l’éducation, l’environnement,la cohésion sociale,la violence basée sur le genre.
Sa zone d’intervention s’étend sur toute la province de la Kossi.
Ses principaux partenaires sont le Fonds Commun Genre ( FCG) composé de: l’Ambassade de Danemark,de Suède,de coopération Suisse, l’UNICEF et l’UNFPA dont Diakonia est le gestionnaire du Fonds Commun Genre.

Le formateur M.Firmin Bassolé s’entretient avec les participants

À l’issue de son intervention, c’est le tour du secrétaire général de la province de la Kossi de faire un état des lieux du vivre ensemble au Burkina Faso en soulignant que notre pays fait face depuis ces cinq dernières années à la montée de l’extrêmisme violent caractérisé par les attaques armées,contre les forces de défense et de sécurité ; les attaques isolées des symboles de l’État ( préfectures,mairies,écoles ,csps…);les attentats ciblés ( ambassades,hôtels,lieux de réjouissance populaire); les enlèvements de personnes ( expatriés, religieux,élus locaux…) qui se terminent dans la plupart des cas par des assassinats etc.

Les participants à l’écoute du modérateur Simboro Séraphin

Au regard de ce constat ci-dessus évoqué , ajoute-t-il ,le gouvernement a décidé de mettre un accent particulier sur l’implication des forces vives dans la prévention ,la construction et la consolidation de la paix pour une meilleure cohésion sociale.

Aussi,il a dit que  » La cohésion sociale est le vivre-ensemble harmonieux et paisible des Communautés qui permet un accès équitable aux ressources ,cultive les valeurs collectives partagées ( intégrité, solidarité, tolérance,…) dans le respect des droits humains,des lois et institutions de la république ,tout en réduisant les inégalités sociales. »

Poursuivant sa communication ,il a énuméré les facteurs entravant la cohésion : la pauvreté,le chômage,la mal-gouvernance, l’injustice, l’extrêmisme,toutes formes de discrimination ( l’exclusion,la stigmatisation), l’impunité,la rupture de la chaîne de transmission des valeurs culturelles.

Les participants à l’écoute du communicateur

Pour instaurer la cohésion sociale ,il a précisé qu’il faut promouvoir les valeurs communes et nécessaires au vivre ensemble dont le respect ( mutuel,des aînés,du bien public,des morts ,de l’autorité …),la solidarité,la tolérance, l’intégrité,le travail ( amour,ardeur),le dialogue,la parenté/ alliance à la plaisanterie, l’humilité,la culture de la paix etc.

Les Leaders coutumiers et religieux ,pour lui,constituent les acteurs incontournables et dynamiques de mobilisation et de changements positifs dans la préservation de la paix .A ce titre ,ils jouent un rôle très important dans la promotion de la cohésion sociale.

Quant à la prévention et la gestion des conflits ,il a relevé que le conflit est généralement perçue comme : opposition, rupture, désaccord, mésentente, affrontement,divergences,violences,combat, tension, querelle, différend , malentendu , incompréhension, contradiction ,atteinte à la quiétude .
Pour ce faire,il a cité plusieurs types de conflits qui sont entre autres les conflits liés au foncier,les conflits liés à la chefferie traditionnelle,les conflits liés aux attaques terroristes,les conflits liés à l’accès à l’eau,les conflits intercommunautaires,les conflits entre agriculteurs et éleveurs etc.

Ces conflits engendrent des conséquences dommageables pour le tissu et la cohésion sociale .

Les participants attentifs à la communication

Quelques réactions après la formation.

Le communicateur Firmin Bassolé

 » Nous avons animé deux communications .La première communication portait sur la promotion de la cohésion sociale et les places des autorités coutumières et religieuses dans la promotion de la cohésion sociale.
Nous avons invité l’ensemble des autorités coutumières de promouvoir cette valeur sociétale et communautaire.
La deuxième communication s’est agie de la prévention et la gestion des conflits.À ce niveau,et au regard de la situation que vit le Burkina Faso ,nous avons demandé aux autorités coutumières et religieuses à s’impliquer activement dans la résolution des problèmes intra/ extra communautaires en privilégiant la médiation et l’arbitrage pour tout ce qui concerne les conflits .Nous les avons préconisés le mode traditionnel de la gestion des conflits . C’est le seul mode le plus important de la gestion des conflits ,parce que c’est au sein de la communauté que nous pouvons trouver les solutions en ce qui concerne la gestion des conflits « .
C’est le lieu pour moi de remercier le Fonds Commun Genre( FCG) , l’ABCE ,le Diakonia et d’autres partenaires impliqués qui ont permis à cette couche sociale d’avoir une telle formation .

Zoromé Kassoum,participant

:  » cette formation a été une occasion du donner et du recevoir.Nous avons eu des nouvelles idées pour analyser et résoudre les conflits qui vont se présenter à nous.
C’est le lieu également de remercier les formateurs pour la qualité et la pertinence des informations rendues.
Nous tenons à remercier l’ABCE et ses partenaires , notamment le Fonds Commun Genre( FCG) qui s’est investi pour que nous recevions cette remise à niveau.

Harouna Simboro, participant

 » Chaque jour tout homme va à l’école.Aujourd’hui,nous revenons de l’école de l’ABCE et ses partenaires.
À travers cette formation,nous avons eu des informations sur la promotion de la cohésion sociale,la prévention et gestion des conflits .
Nous irons mettre en œuvre ces nouveaux mécanismes au sein de nos communautés respectives afin de cultiver la paix et préserver le vivre-ensemble harmonieux.
Une telle initiative doit être étendue partout dans la Kossi »

Séraphin Simboro, le modérateur

: » Nous venons de participer à une formation sur la promotion de la cohésion sociale ,la prévention et la gestion des conflits avec les parents coutumiers
Cette formation est spécialement initiée pour les leaders les coutumiers et religieux ,parce qu’on se dit qu’ils sont mieux placés pour être équipés ou outillés à la gestion des conflits .
C’est également une occasion pour nous de remercier tous les partenaires qui n’ont ménagé aucun effort pour la tenue effective de cette formation , notamment l’ABCE ,le fond Commun genre et Diakonia .On espère que ça nous sera très utile .Et vivement que ces mêmes partenaires vont nous accompagner pour d’autres formations et même pourquoi pas pour d’autres types de financement , d’autres activités au niveau de la commune de Nouna. »

Madi Sidparaadye Kébré
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