Psychologues / 8 clés pour donner confiance en soi à son enfant

La confiance en soi n’est pas innée : pour donner confiance en soi à son enfant, il est important de le valoriser et d’être à son écoute.

Lorsqu’on devient parent, une foule de questions se posent à nous. Parmi elles, et pas des moindres : comment donner confiance en soi à son enfant ?

La confiance en soi est une valeur complexe. Au quotidien, on rencontre souvent des personnes qui en manquent, un peu moins souvent des personnes qui en ont en excès. La confiance en soi, c’est croire en soi et en ses capacités, c’est le super-pouvoir qui nous permet de nous lancer, de grandir et de faire ce qui nous plaît le plus. La confiance en soi est un outil précieux tout au long de la vie, c’est comprendre que notre unicité est notre valeur, que nos compétences sont importantes et peuvent servir aux autres.

La confiance en soi chez l’enfant
La confiance en soi n’est pas innée ! Elle se construit chez l’enfant par le biais des relations avec les autres, particulièrement avec les adultes proches, ainsi que par les expériences qu’il vit chaque jour. En tant qu’adulte, vous avez une responsabilité : votre regard sur l’enfant a un impact sur son estime de soi. Vos remarques, vos conseils, votre attention et votre attitude envers lui ont le pouvoir de lui faire prendre confiance en lui.

Faites-lui confiance et incluez-le dans les activités de famille
Dès le plus jeune âge, vous pouvez faire confiance à votre enfant en lui confiant des tâches adaptées. S’il n’est pas assez grand pour mettre la table, il peut tout de même mettre les serviettes, par exemple. Valorisez-le lorsque cette tâche a été exécutée : « merci, grâce à toi on a été plus vite pour mettre la table ! »

Évitez les comparaisons
La première chose à proscrire pour qu’un enfant prenne confiance en lui sont les comparaisons. Tous les enfants ne vont pas à la même vitesse et n’ont pas les mêmes centres d’intérêt, il est inutile de les comparer. Évitez les « tu vois, ta copine fait très bien du vélo alors que tu as encore les roulettes », ou encore « mais ton copain n’a pas peur du noir, pourquoi toi oui? ». Face à une difficulté, dites à votre enfant que ce n’est pas grave et qu’avec de l’entraînement, il y parviendra.

Si vous avez besoin d’un point de comparaison, prenez-le chronologiquement : comment votre enfant s’y prenait-il avant ? Comment a-t-il évolué depuis ?

Pour être positif(ve), soyez précis(e)
Lorsque votre enfant réalise quelque chose (un gâteau, un dessin, etc.), ne vous contentez pas d’apporter un jugement de valeur basé sur le bien ou pas bien (« c’est très beau! », « c’est très bon »). Même si cela part d’une bonne intention, le compliment perd peu à peu de sa portée.

Pour que l’enfant ne soit pas en attente du jugement de valeur de l’adulte, focalisez-vous sur son effort, sur son intention afin de mettre en avant le plaisir qu’il a pris à faire son activité. Félicitez-le d’y avoir passé autant de temps et mettez en valeur son travail (« tu es très fort(e) pour associer les couleurs! »).

Aidez-le à se comprendre
Mettez des mots sur les actions de votre enfant, sur ce qui le définit. Communiquez avec lui sur ce qu’il peut ressentir : dites-lui « je vois que tu adores aller dehors faire du vélo », ou encore « je vois que tu es en colère ». Soyez précis pour aide votre enfant à comprendre ses frustrations : « tu es triste parce que… ».

Ne le définissez pas par ses actions négatives
Plutôt que de dire à votre enfant « tu es pénible à ne pas vouloir mettre tes chaussures le matin », dites-lui « c’est désagréable que tu refuses de mettre tes chaussures ». Ainsi, vous ne le définissez pas par ses petits défauts ou par ses bêtises, mais expliquez en quoi le comportement peut être difficile à gérer pour vous. N’oubliez pas non plus de valoriser le positif, sans vous focaliser sur le négatif. Votre enfant doit comprendre qu’il a le droit à l’erreur, et que se tromper n’est pas grave ! Est-ce si grave qu’il ait débordé sur son dessin ou mal rangé ses chaussettes ? Félicitez-le plutôt du travail accompli afin qu’il apprenne à se lancer des défis.

Comprenez le besoin de jouer
Chez les enfants, le jeu est un besoin aussi normal que l’alimentation. Et c’est quelque chose qu’il ne faut pas négliger ! Le jeu aide l’enfant à développer ses capacités cognitives, son imagination, etc. Il est essentiel à sa croissance, et, en tant que parent, nous devons comprendre cela. Ainsi, prévenez-le toujours à l’avance lorsqu’il va falloir arrêter de jouer (« encore 10 mn et on va au lit ») et essayez de réserver un petit espace où laisser ses constructions intactes.

Son apparence physique est moins importante que ses qualités
Trop souvent, nous disons aux petites filles à quel point elles sont jolies. Nous devons absolument apprendre à arrêter cela : il n’est pas nécessaire de les complimenter sur quelques chose avec lequel elles sont nées. Pour augmenter leur confiance en elle, nous devons apprendre à leur dire : « tu es intelligente, tu es courageuse, tu es drôle, tu m’impressionnes ». Les petites filles ne doivent pas être cantonnées à leur apparence physique : dès leur plus jeune âge, valorisez leurs qualités pour les aider à prendre confiance en elle.

Encouragez-le à faire des expériences
Difficile en tant que parent de ne pas s’inquiéter pour notre enfant : lorsqu’il fait du vélo, lorsqu’il grimpe sur un mur… Il faut apprendre à le laisser faire ses expériences, et, en tant que parent, éviter d’essayer de tout faire pour lui. Même si vous avez la sensation de perdre du temps parce qu’il a du mal à faire ses lacets, laissez-le faire. Vous valoriserez ainsi ses compétences et lui apprendrez qu’il peut faire des choses seul, sans se reposer sur un adulte.

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